Christoph MURER (1558-1614)

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Christoph MURER (1558-1614)

Etude pour un vitrail avec la figure allégorique de la Justice, les armes du Saint-Empire et une allégorie de l'Innocence
Craie noire, plume et encre noire et brune, lavis gris, sur quatre feuilles assemblées
Signé avec monogramme "CM." 57,2 x 42 cm.
Thöne, no. 104 • Provenance:
- A. Rump (L. 168a [deux fois] non identifiée, le nom de Rump indiqué par Thöne).
- Vente anonyme, Amsler & Ruthardt, Berlin, 24 avril 1895, no. 59.
- Vente anonyme, Amsler & Ruthardt, Berlin, 25-27 mai 1908, no. 357.
- Hollstein & Puppel, Berlin, d'où acquis en 1926 par Hugo von Ziegler.
• Exposition:
- Zurich, Kunsthaus, Schweizerische Landesausstellung, Zeichnen, Malen, Formen, I. Die Grandlagen, 1939, no. 108.
• Bibliographie:
- T. Vignau-Wilberg, Christoph Murer und die "XL. Emblemata miscella nova, Berne, 1982, pp. 48 note 285, 106, 117 note 10, 272 et fig. 119.
La scène du registre inférieur peut être expliquée grâce à l'une des 41 eaux-fortes d'après Murer publiées en 1622 (huit ans après la mort de l'artiste) dans la XL. Emblemata miscella nova. L'eau-forte (pl. XXXVII de l'ouvrage) reprenant la composition du présent dessin est légendée et indique que l'enfant représente l'Innocence mise en danger par la figure de l'Avarice, au premier plan à gauche, l'Envie, au premier plan à droite, et de la Persécution, au second plan à droite, tandis qu"au second plan à gauche un juge se cache les yeux pour ne pas voir. Sur l'eau-forte, comme sur le présent dessin, une figure allégorique de la Justice surplombe la scène.
Un vitrail pour l'Hôtel de Ville de Nuremberg, daté 1598, aujourd'hui aux
Städtische Museen de la ville, reprend en partie la composition de ce dessin (T. Vignau-Wilberg, op. cit., 1982, fig. 118). La partie basse, avec l'allégorie de l'Innocence, le cartouche et les deux putti l'encadrant, est inchangée. Les armes du Saint-Empire sont remplacées par celles de la ville de Nuremberg et les deux griffons, par deux figures allégoriques féminines. L'allégorie de la Justice, en haut du présent dessin, est transformée en figure de la Vérité tenant une flèche et un livre. Le décor à l'arrière-plan a été sensiblement modifié. Le présent dessin a probablement été réalisé peu avant le vitrail de Nuremberg.
L'allégorie de l'Innocence se retrouve dans plusieurs oeuvres de Murer.
Elle semble apparaître en premier dans un dessin circulaire, daté 1585, aujourd'hui au Kunsthaus de Zurich, préparatoire à un vitrail (Vignau-Wilberg, op. cit., 1982, fig. 117). Plus tard, elle figure sur un dessin daté 1608 à Donaueschingen (E. Baumeister, Zeichnungen alter Meister im
Fürstlich Fürstenbergisches Kupferstichkabinett zu Donaueschingen, Munich, 1920, pl. 9). Elle fut également reprise dans deux vitraux datant de 1637 et 1678 et même dans un carreau de faïence daté 1632 aujourd'hui à l'Hôtel de Ville de Chur (Vignau-Wilberg, op. cit., 1982, p. 272). Deux autres dessins de l'atelier de Murer représentent la scène, l'un à Karlsruhe (M. Mensger, Die Scheibenrisse der Staatlichen
Kunsthalle Karlsruhe, Cologne..., 2012, II, no. 545), l'autre au Louvre (inv. RF 11989; L. Demonts, Inventaire général des dessins des écoles du nord. Ecoles allemande et suisse, Paris 1937, II, no. 789, pl. 175, comme anonyme).



Christoph MURER, A study for stained glass with an allegorical figure of Justice, the arms of the Holy Roman Empire and an allegory of
Innocence
The signification of the scene at the bottom can be elucidated thanks to one of the 41 engravings after Christoph Murer published in 1622 (eight years after the artist"s death) in XL Emblemata miscella nova. The caption of the etching (pl. XXXVII) after the present drawing"s composition indicates that the child represents Innocence threatened by Greed (the feminine figure on the left), Envy (on the right), and Persecution (the soldier in the right background), while a judge, in the left background, covers his head with his hands in order not to see the scene. On the etching, as on the present drawing, an allegorical figure of Justice overlooks the scene.
The present drawing seems to be study for a stained glass window dated 1598 which used to decorate the townhouse of Nuremberg, today in the city"s Städtische Museen (T. Vignau-Wilberg, op. cit., 1982, fig. 118). The bottom part of the latter, with the allegory of Innocence, the cartouche and the two putti, is identical to that in the former. But the arms of the
Holy Roman Empire have been replaced by those of the city of Nuremberg and the two griffins by allegorical feminine figures. The allegorical figure of Justice has also been replaced by an allegorical figure of Truth holding an arrow and a book. The architectural setting has also been slightly modified. The present drawing has probably been executed slightly before the Nuremberg stained glass.
Murer re-used the allegory of Innocence in several of his works. It seems to first appear in a circular drawing from 1585 now in the Kunsthaus
Zurich (idem, fig. 117). Another drawing by Murer, dated 1608, showing the same allegory is in Donaueschingen (E. Baumeister, Zeichnungen alter Meister im Fürstlich Fürstenbergisches Kupferstichkabinett zu
Donaueschingen, Munich, 1920, pl. 9). It also appears in two stained glass windows executed long after Murer"s death, in 1637 and 1678 respectively, and even in a ceramic tile dated 1632 today in the city hall of Chur (idem, p. 272).
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