Jean-Léon GERÔME (Vésoul 1824 - Paris 1904)

Lot 47
30 000 - 40 000 EUR
Résultats sans frais
Résultat: 280 000 EUR

Jean-Léon GERÔME (Vésoul 1824 - Paris 1904)

«Portrait en pied d'Armand Gérôme, frère du peintre, en costume de polytechnicien» Huile sur toile (griffures et quelques restaurations anciennes) Signé Gérôme et daté 1848 en bas vers la droite 160 x 94 cm Ce très beau portrait est une redécouverte exceptionnelle d'un tableau que l'on croyait perdu depuis le début du XXe siècle. Il occupe en effet une place importante, non seulement dans la vie personnelle de Gérôme qui représente ici son frère âgé de 21 ans et mort prématurément d'une méningite, mais également dans l'oeuvre du peintre, puisque celui-ci fut présenté au salon de 1848. Jusqu'à présent, ce tableau était connu par un dessin mis au carreau dont la composition est légèrement différente du notre car elle présente le modèle avec son bicorne de polytechnicien à la main, et non sur la tête. Un autre portrait du jeune Armand, en buste, la tête couverte cette fois, est conservé à la National Gallery de Londres. Très proche de notre tableau dans le traitement du visage et de l'expression, le costume et la position du bicorne sur la tête, ce portrait en buste est très probablement préparatoire pour la version en pied qui fut exposée au Salon. Agé de quelques années de plus que son modèle, le jeune peintre témoigne ici d'une assurance et d'une élégance déjà très affirmées et qui annoncent la grande qualité qui fera le succès de ses portraits. Théophile Gautier remarqua le tableau lors de son exposition au Salon de 1848 : «Un portrait, que son aspect bizarre et surtout le bicorne qui le coiffe rendent légèrement inquiétant au premier abord, laisse bientôt voir à quiconque s'y arrête de sérieuses qualités de dessin et complète le bagage de M. Gérôme. Dans le tableau mythologique comme dans le cadre pieux et le portrait, le jeune artiste a fait preuve d'originalité, de goût, de délicatesse et de distinction. Le côté un peu sauvage de sa peinture ne nous effraye pas. Il n'est pas mauvais qu'une oeuvre ait dans sa beauté quelque chose de choquant.» (Feuilleton de la p
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue