Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)

Lot 15
400 000 - 600 000 €
Résultat: 619 600 €

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)

Portrait de jeune femme au chapeau fleuri, 1903. Huile sur toile sur son chassis d'origine, signée en bas à droite. Porte la date 1903 et le numéro 40 de la vente Gangnat inscrit à l'encre sur le châssis au dos. 39,5 x 32 cm Prove nance : Collection Maurice Gangnat. Vente Maurice Gangnat du 24 et 25 juin 1925, Hôtel Drouot Paris par Maître F. Lair Dubreuil et M. Jos. Hessel, expert, Paris. Reproduit au catalogue de la vente sous le numéro 40. Collection Jules Haegel, France. Collection Monsieur et Madame Jean Haegel par descendance. Bibliographie : Catalogue de la vente Maurice Gangnat, du 24 et 25 juin 1925, Hôtel Drouot Paris par Maître F. Lair Dubreuil et M. Jos. Hessel, expert, Paris. Reproduit au catalogue de la vente sous le numéro 40. Une attestation du Wildenstein Institute sera remise à l'acquéreur. Enregistrement obligatoire pour enchérir Bidder registration requested Provenant de la succession de Monsieur et Madame Jean Haegel. Vendu au profit de l'Institut Pasteur, Paris. L'exposition organisée au Grand Palais en 2009 a permis de voir d'un oeil nouveau les oeuvres d'Auguste Renoir postérieures aux années 1890. On l'avait oublié, mais en 1913, le vieux peintre déclarait : «Je commence à savoir peindre. Il m'a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat.» Sont alors exposés à la galerie Bernheim-Jeune, entre autres, des grands nus réalisés au tournant du xxe siècle. Alors que cubisme et futurisme défraient la chronique, Guillaume Apollinaire lui-même reconnaît en Renoir «le plus grand peintre vivant». Le diktat moderne avait au cours du siècle précédent porté au pinacle les oeuvres purement impressionnistes du maître au détriment des autres. dans les années 1890, Renoir entame un changement, se défi nissant lui-même comme «Peintre de fi gures», privilégiant les portraits et nus féminins. S'il se détourne des expériences novatrices, il décide de se mesurer aux grandes fi gures du passé comme Raphaël, Titien et Rubens, ces deux derniers étant ses références absolues. en 1903, année d'exécution de notre Femme au chapeau de fl eurs, Renoir parle du «joyeux frémissement de vue qu'on éprouve» devant l'art de Rubens. Comme le soulignait l'exposition, tournant le dos au monde moderne, l'artiste préfère le rêve d'une Arcadie intemporelle. Après 1900, il commence à peindre des formes féminines plus pleines et souvent plus mûres, en place des délicates jeunes fi lles des années 1890. S'inscrivant dans cette tendance, notre toile possède en outre l'avantage d'affi cher le pedigree de la collection Maurice Gangnat, dispersée en juin 1925 à drouot. Cet industriel avait fait la connaissance du peintre au début du xxe siècle et dès sa première visite, était reparti avec une douzaine de toiles au lieu des deux ou trois initialement prévues. À sa mort, les murs de son appartement de l'avenue Friedland comptaient pas moins de 160 peintures de Renoir. La dispersion de sa collection, où fi guraient d'autres artistes, avait à l'époque été considérée comme la plus grande vente d'art moderne jamais organisée. elle avait consacré Renoir sur la scène des enchères.
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